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Nouvelle

Le Carré Laval, un écoquartier près de la station de métro Montmorency

Jean Giguère

Auteur : 

WikiResidence

Source : 

7 oct. 2026

Le Carré Laval s'annonce comme l'un des projets de développement urbain les plus ambitieux et novateurs au Québec. Sur le site d'une ancienne carrière transformée en dépôt à neige en bordure de l'autoroute 15, la Ville de Laval projette l'aménagement d'un écoquartier de 3 500 logements.

L'innovation majeure? La gestion du site serait confiée à une fiducie d'utilité sociale, un modèle inédit à cette échelle. L'objectif est de protéger ces terrains de la spéculation tout en maximisant l'impact économique, social et environnemental


Le visage de l'île Jésus est sur le point de subir une transformation radicale. À un kilomètre à peine de la station de métro Montmorency, un espace autrefois voué à l'extraction de la pierre, puis relégué au statut de dépôt à neige, s'apprête à devenir le fer de lance de l'urbanisme québécois : le Carré Laval.


Ce futur écoquartier ne se démarque pas uniquement par sa taille imposante. C'est son modèle de gouvernance qui bouscule les paradigmes de l'immobilier résidentiel. La municipalité, propriétaire à 85 % de ces terrains stratégiques dont la valeur foncière dépasse les 100 millions de dollars, s'apprête à en céder les rênes à une fiducie d'utilité sociale — une création qui doit encore être confirmée par le conseil municipal.


Un bouclier juridique contre la spéculation.

Introduit dans le Code civil en 1994, le concept de fiducie d'utilité sociale sanctuarise la vocation d'un terrain. Contrairement à un organisme à but non lucratif (OBNL) dont la mission peut fluctuer au gré des conseils d'administration, la vocation de cette fiducie est gravée dans le marbre juridique. Pour la modifier, il faudrait l'intervention d'un juge. Ce modèle, jusqu'ici réservé à de petits ensembles, serait appliqué pour la première fois à l'échelle d'un quartier complet.


L'objectif affiché par la Ville de Laval est clair : mettre le développement à l'abri des aléas politiques et soustraire cet espace névralgique à la spéculation pour en préserver la mission sociale et intergénérationnelle. Consciente qu'une structure municipale traditionnelle manque souvent de l'agilité nécessaire pour piloter un tel chantier, l'administration a choisi de déléguer l'exécution à un conseil de sept fiduciaires indépendants.


Parmi eux, une figure de proue pressentie pour guider le projet : Robert Dutton, ancien dirigeant de Rona. Fort de son expérience dans le déploiement de grandes infrastructures commerciales, il entend mettre à profit son expertise au service de l'économie durable et de l'innovation urbaine.


Le maire de Laval, Stéphane Boyer, s'est absenté pour une opération médicale (au moins deux mois) ; l'intérim est assuré par Ray Khalil, vice-président du comité exécutif. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement. La Ville indique que les dossiers suivent leur cours normal.


Retombées et portée du projet. La création du Carré Laval s'accompagne de projections structurantes pour la région :


Impact social :

Sur les 3 500 logements projetés, des centaines d'unités seront abordables, répondant directement à la crise de l'habitation. La mixité sociale et l'approche intergénérationnelle sont au cœur du projet.


Fréquentation et mobilité :

Conçu comme un écoquartier sans voiture, le site misera sur sa proximité immédiate avec le pôle multimodal de Montmorency. La fréquentation piétonnière et cyclable y remplacera le trafic automobile, redéfinissant la mobilité de milliers de futurs résidents et travailleurs au quotidien.


Impacts économiques :

Axé sur l'innovation, le quartier agira comme un puissant moteur de création d'emplois, d'abord par les immenses chantiers de construction, puis par l'écosystème d'entreprises et de commerces de proximité qui s'y greffera.


Budgets alloués :

Outre l'immense capital foncier initial cédé par la Ville, des fonds ont déjà été consentis par Québec et la Ville de Laval à la Société de développement Angus, le partenaire stratégique désigné pour orchestrer la première phase.


Si la structure de gouvernance est en voie de consolidation, le travail de terrain s'annonce colossal. La fiducie devra prochainement constituer un OBNL responsable des opérations quotidiennes et de l'animation du quartier.


La première phase du projet, composée de 1 000 logements, devait initialement se mettre en branle cet hiver. Toutefois, la date exacte de la première pelletée de terre reste, pour l'instant, à confirmer

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