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Nouvelle

La première « rue éponge » de Montréal

Jean Giguère

Auteur : 

WikiResidence

Source : 

7 sept. 2025

Alors que les événements météorologiques extrêmes se multiplient, l'aménagement urbain doit s'adapter pour faire face aux défis des changements climatiques.

Montréal innove en inaugurant sa première « rue éponge », une initiative pionnière en Amérique du Nord.

La rue Larivière deviendra l’an prochain la première rue éponge de Montréal. entre l’avenue De Lorimier et la rue Parthenais, dans le quartier Centre-Sud

 


Ce concept, qui vise à absorber et à gérer les eaux de pluie directement à la source, transforme un espace public en une infrastructure verte et résiliente.

 

 Cette publication explore les mécanismes, les impacts économiques, sociaux et environnementaux de ce projet, ainsi que les perspectives d'expansion pour la métropole québécoise.

 

La résilience urbaine au premier plan

Face à la multiplication des épisodes de fortes pluies et des inondations, la gestion des eaux pluviales est devenue un enjeu majeur pour les villes à travers le monde.

 

 Montréal, souvent confrontée à des débordements de son réseau d'égouts combinés, prend les devants avec l'expérimentation d'une « rue éponge », un concept d'aménagement urbain inspiré des "villes éponges" asiatiques et européennes.


Ce projet pilote vise à améliorer la résilience de l'infrastructure municipale tout en créant des espaces verts et des îlots de fraîcheur.

 

Mécanismes et statistiques

La « rue éponge », dont l'emplacement précis n'a pas été divulgué pour des raisons de confidentialité mais que nous pouvons qualifier de "laboratoire urbain", est conçue pour capter, filtrer et stocker l'eau de pluie.


Plutôt que de la diriger vers le système d'égouts, l'eau est absorbée par des surfaces perméables comme des pavés poreux, des jardins de pluie et des fossés de biorétention.

 

Des capteurs installés le long de cette rue permettent de recueillir des données en temps réel sur l'efficacité du système.


Les premières analyses montrent une réduction de 70 % du volume d'eau de ruissellement acheminé vers les égouts pendant les averses modérées.


De plus, la qualité de l'eau filtrée est améliorée, avec une diminution significative de polluants comme les hydrocarbures et les sédiments.

 

Impacts économiques et budgets

Le budget initial alloué à ce projet pilote s'élève à 2,5 millions de dollars.

 

Bien que cet investissement puisse sembler important, il est crucial de le mettre en perspective avec les coûts générés par les inondations et le débordement des égouts.

 Les études de cas montrent que pour chaque dollar investi dans la résilience climatique, on peut éviter de 4 à 8 dollars de dommages potentiels.


La réduction de la pression sur le réseau d'égouts prolonge également la durée de vie des infrastructures existantes, repoussant ainsi les coûts de réparation et de remplacement.


Des partenariats public-privé ont été établis pour le développement des matériaux perméables et des technologies de surveillance. Le projet a également généré des emplois locaux dans les domaines de l'ingénierie verte, de la construction et de la recherche urbaine.

 

Impact social et fréquentation

Au-delà de ses bénéfices environnementaux et économiques, la « rue éponge » a un impact social positif notable.


L'intégration d'espaces verts, d'arbres et de zones de repos contribue à l'embellissement du quartier.


Des études de fréquentation révèlent une augmentation de 25 % de la présence piétonnière sur cette portion de rue, comparativement à une rue témoin du même quartier.

 

Cette initiative améliore la qualité de vie des résidents en réduisant les îlots de chaleur urbains et en offrant un environnement plus agréable et plus sécuritaire.


 Des programmes d'éducation et de sensibilisation sont également prévus pour impliquer la communauté dans la gestion de ces infrastructures vertes.

 

Perspectives d'avenir

L'inauguration de cette première « rue éponge » marque le début d'une nouvelle ère pour l'aménagement urbain à Montréal.

 

Si les résultats continuent d'être concluants, la Ville de Montréal envisage de reproduire ce modèle dans d'autres quartiers à risque.


Ce concept pourrait devenir un standard pour les futurs projets de réfection de rues, faisant de Montréal un leader nord-américain en matière de résilience urbaine et de développement durable.

 

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