top of page

Nouvelle


Le Parc Angrignon et le Bois-des-Caryers

Jean Giguère

Auteur : 

WikiResidence

Source : 

25 août 2025

L'idée de fusionner le parc Angrignon avec le Bois-des-Caryers de l'arrondissement de LaSalle ressurgit, mais se heurte à des obstacles.

Tandis que le parc Angrignon bénéficie d'importants investissements pour ses infrastructures, le Bois-des-Caryers est désigné comme un site de conservation, remettant en question la faisabilité du projet.

 



La discussion se poursuit, ouvrant la voie à des compromis axés sur l'accessibilité plutôt qu'une intégration complète.


Au cœur du grand sud-ouest de Montréal, le parc Angrignon et le Bois-des-Caryers représentent deux espaces verts distincts, bien que géographiquement voisins.

 

Si le parc Angrignon est un grand parc urbain de 97 hectares doté de vastes clairières et d'un étang, le Bois-des-Caryers, situé à l'extrémité ouest, est un site de conservation qui joue un rôle écologique important.


L'idée de les relier pour créer un espace vert plus grand et plus connecté a refait surface, suscitant l'intérêt des résidents.

 

Des défis et des données à considérer

Les projets de parcs urbains génèrent des impacts importants, notamment sur l'achalandage et l'économie locale.

 

Bien que des chiffres précis d'achalandage pour le Bois-des-Caryers ne soient pas disponibles, des projets similaires de requalification urbaine montrent une augmentation significative du nombre de visiteurs.


L'intégration potentielle du Bois-des-Caryers pourrait permettre de diversifier l'offre récréative du parc Angrignon et d'attirer un public plus large, tout en renforçant le rôle de l'arrondissement de LaSalle comme destination verte.

 

Cependant, des données clés soulèvent des préoccupations :

  • Obstacle écologique : L'arrondissement de LaSalle s'oppose à une intégration complète du Bois-des-Caryers. Il est classé comme un milieu humide et un site de conservation, le rendant incompatible avec un réaménagement en tant que parc récréatif traditionnel.

  • Historique : La division des deux terrains date de 1954, lorsqu'une voie ferrée a séparé le Bois-des-Caryers du reste du parc Angrignon. La cession du terrain à l'époque a permis à LaSalle d'en prendre la gestion, en l'échange d'une parcelle pour Montréal.

 

Un compromis en discussion

Malgré les réticences, la porte n'est pas complètement fermée. La mairesse de LaSalle a exprimé son ouverture à un compromis, proposant d'améliorer l'accès au parc Angrignon via le Bois-des-Caryers plutôt qu'une fusion complète.


Cette approche permettrait de concilier l'augmentation de la fréquentation avec la préservation du caractère unique et fragile du site de conservation.

 

Cette discussion s'inscrit dans une vague d'investissements majeurs dans les espaces verts de la métropole. Le parc Angrignon a d'ailleurs bénéficié de projets significatifs :

  • La rénovation du pavillon de la Forêt a coûté 1,5 million de dollars.

  • De grands travaux de réaménagement d'un budget de 2,8 millions de dollars ont été annoncés pour améliorer les sentiers, l'éclairage et la biodiversité.

  • La construction d'une grande passerelle piétonnière a été réalisée pour relier LaSalle au parc.

 

En conclusion, la question de l'intégration du Bois-des-Caryers au parc Angrignon met en lumière le dilemme entre l'aménagement urbain et la préservation de l'environnement.


Si l'intégration complète semble compromise, l'amélioration de la connexion entre les deux espaces offre une solution équilibrée qui pourrait bénéficier aux résidents tout en protégeant un écosystème précieux.

bottom of page