
Jean Giguère
Auteur :
WikiResidence
Source :
16 juin 2025
Dans un contexte de réchauffement climatique et de densification urbaine, chaque mètre carré compte.
C’est dans cet esprit qu’est née l’idée d’abribus végétalisés : des structures recouvertes de plantes, capables de rafraîchir l’air ambiant, de capter les poussières fines et d’embellir l’espace public
Un projet pilote bien enraciné
À ce jour, quatre abribus verts ont été installés à Montréal.
Le tout premier a vu le jour il y a un an, à l’intersection du boulevard Robert-Bourassa et de la rue Saint-Jacques, dans l’arrondissement de Ville-Marie.
Deux autres sont en cours d’implantation : l’un sur la rue Ontario, au centre-ville, et l’autre sur le chemin Queen Mary, dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.
Un quatrième a été discrètement inauguré dans un autre secteur de la ville, démontrant que le projet prend de l’ampleur.
Pourquoi végétaliser les abribus?
Les bénéfices sont multiples :
🌱 Réduction des îlots de chaleur : les toits verts absorbent la chaleur et rafraîchissent l’air ambiant.
🌼 Amélioration de la qualité de l’air : les plantes filtrent les polluants et captent les particules fines.
🐝 Biodiversité urbaine : ces micro-écosystèmes peuvent accueillir insectes pollinisateurs et oiseaux.
🌇 Esthétique et bien-être : ils rendent l’attente plus agréable et humanisent l’espace public.
Un avenir à grande échelle?
La question demeure : verra-t-on un jour des plantes pousser sur tous les abribus de la métropole?
Si le projet est encore à l’étape expérimentale, les premiers résultats sont prometteurs.
La Ville de Montréal, en collaboration avec des partenaires comme la STM et des firmes de design urbain, évalue la faisabilité d’un déploiement plus large.
Audacieux, ce projet incarne une vision de la ville plus verte, plus douce et plus résiliente.
En attendant une généralisation, ces quatre abribus pionniers nous rappellent qu’il est possible de réinventer le quotidien, un arrêt de bus à la fois.
